Internet des Objets, IoT, objets connectés… Autant de termes qui peuvent paraître flous pour les moins technophiles, imprécis pour les autres. A l’heure où les objets connectés se démocratisent un peu plus chaque jour, revenons un moment sur leur histoire et l’origine de ce que nous appelons l’IoT.

L’Internet des Objets, c’est quoi ?

Beaucoup de définitions circulent à propos de ce terme, on peut le traduire de différentes manières. En faisant quelques recherches, j’ai pu mettre la main sur une définition assez pertinente:

“L’Internet des Objets est un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification électronique normalisés et unifiés, et des dispositifs mobiles sans fil, d’identifier directement et sans ambiguïté des entités numériques et des objets physiques et ainsi de pouvoir récupérer, stocker, transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant.”


Source: L’INTERNET DES OBJETS: Pierre-Jean Benghozi, Sylvain Bureau, Françoise Massit-Folléa
Pour faire court, l’Internet des Objets (abrégé en IoT, de l’anglais Internet of Things) est tout simplement l’extension de l’Internet aux objets. Sa définition repose donc sur les objets connectés. 

Objet connecté, Kézako ?

Un objet connecté, a tout simplement la capacité de stocker, de traiter et transmettre des données, de donner et recevoir des instructions. Et tout ça en se connectant à ce fameux IoT. En gros, les objets communiquent entre eux et avec leurs utilisateurs.

Mais, pourquoi ?

Les objets connectés ont plusieurs fonctions, mais la principale reste quand même de faciliter le quotidien de leurs utilisateurs. De la maison jusqu’à la voiture, en passant par les salles de sport, tous les secteurs devraient dans les prochaines années être touchés par leur utilisation. On peut, pour l’instant, dégager quelques grandes familles d’activités:

  • Le bien-être et la santé (amélioration du quotidien, aides personnalisées): Brosse à dents, pilulier, miroir, fourchette…
  • Les sports et loisirs (aide à la performance, gestion de l’effort, nouveaux modes de loisirs): Montres, raquettes, pédales de vélo, pots de fleurs…
  • L’habitat (sécurité, économies d’énergie, confort): thermostat, électroménager, station météo, babyphone, mur interactif…
  • Les transports (aide à la navigation, maîtrise de la sécurité et de l’environnement): tableaux de bord, trackers d’activités…
  • L’entreprise (analyse à distance, traçabilité, conditions de travail): lunettes connectés, exosquelettes, badges…

​La montre remporte haut la main la première marche du podium de l’objet le plus connu et détenu

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Sources : Médiamétrie – Web Observatoire – 3e trismestre 2014 – Copyright Médiamétrie

Selon un sondage mené par BI Intelligence le nombre d’appareils connectés passera à 22,5 milliards en 2021 alors qu’en 2016 il n’y en a encore que 6,6 milliards.

Un peu d’histoire

Les notions d’IoT et d’objets connectés ne sont pas si récentes, en 1944, Kevin Ashton, pionnier de la technologie RFID, invente l’expression « Internet of Things »,  qui est reprise la même année au MIT (Massachusetts Institute of Technology). 

Avec la mécanisation et la standardisation, les objets ont été modifiés (avec des puces RFID par exemple) et ont pu peu à peu se connecter à des serveurs et/ou communiquer entre eux.

En 2003, Rafi Haladjian (inventeur du 1er opérateur Internet en France, FranceNet) créé la lampe DAL. La lampe wi-fi est composée principalement de 9 LEDs qui s’illuminent de différentes couleurs en fonction des « événements » . Elle propose différents services comme la météo, la bourse, la pollution, des alertes Google ou encore des « envois de messages de couleurs » par sms ou email. Ce premier objet connecté s’est vendu à une 50aine d’exemplaires, pour la somme de 790€.

En 2005, Rafi Haladjian lance Nabaztag, un lapin connecté en wifi qui, entre autres, lit les mails à voix haute, vous tient informé des actualités et diffuse de la musique.

En 2007, le phénomène des objets connecté connait une prise d’ampleur énorme suite à la sortie du premier Iphone d’Apple et de sa technologie Multi-touch.

La question délicate des datas

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Sommes-nous en sécurité au milieu de nos objets connectés ? 

Depuis que ces nombreux objets connectés se sont immiscés dans nos vies, plusieurs questions éthiques de l’ordre de la préservation de la vie privée et de la sécurité sont suscitées.

Les datas ont déjà de nombreuses fois fait polémique. En effet, ces données que récupèrent les objets connectés qu’on utilise, comme nos informations médicales, nos goûts musicaux, nos données de géo-localisation ou bancaires, deviennent notre identité numérique. Ce sont grâce à ces données que nos objets et assistants personnels deviennent plus efficaces, et leur permettent, par exemple, de nous rediriger et conseiller sans qu’on ne leur en fasse la demande.

Ces données voyagent sans cesse à travers des canaux (Wifi, Bluetooth…), il devient donc relativement simple de les voler, ou de prendre contrôle des objets, surtout lorsque le réseau auquel il est connecté est public: l’objet connecté se pirate donc très facilement.

Quelques exemples de piratage insolite d’objets connectés:

Autant d’exemples pour montrer que les objets connectés sont aujourd’hui vulnérables à ce genre d’attaques. Évidemment, avec le nombre de ces appareils qui va en s’accroissant, les fournisseurs de technologie redoublent de vigilance pour assurer la sécurité de leurs clients.

Sources: The Internet of Things, businessinsider, 2017

Objets connectés insolites, blog.mobilboard.com

L’Internet des objets c’est quoi, androidpit.fr

Objetconnete.net/histoire

Definir l’Internet des objets, openeditions.org

The Internet of Things – mitpress

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